Carte postale ancienne de l’église de Brion et des maisons du village
Brion et son église, carte postale ancienne.
Carte postale ancienne montrant le chemin bordé de vignes et le village de Brion
Vue générale de Brion, carte postale ancienne.

Brion, un terroir d’exception à la vocation viticole ancienne

Replanter la vigne à Brion, c’est renouer le fil d’une riche histoire locale.

Occupé dès l’Antiquité, Brion s’est développé le long d’une ancienne voie romaine. Pendant longtemps, on a considéré que la culture de la vigne dans la basse vallée de la Loire remontait aux derniers siècles de l’Empire romain. Cependant, les fouilles archéologiques menées dans le village sont venues remettre en cause cette chronologie, en révélant plusieurs objets liés au service du vin lors des banquets. Datés du Ve siècle avant notre ère, ces vestiges témoignent d’une vocation viticole encore plus précoce.

À partir du XIe siècle, parallèlement à la mise en valeur des terres, la culture de la vigne connaît un véritable essor.

En 1150, le Tertre, point culminant du coteau de Brion, à la jonction entre la vallée de la Loire au sud et le Baugeois au nord, est déjà signalé comme terre de vigne. À la veille de la Révolution française, les parcelles viticoles de la seigneurie des Hayes couvrent environ 12 hectares. Un siècle plus tard, Célestin Port, archiviste et auteur du Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire, estime qu’en 1874 la vigne occupe près de 90 hectares sur le territoire de Brion. Cette prospérité sera pourtant brutalement bouleversée par l’arrivée du phylloxera, une dizaine d’années plus tard.

Cadastre napoléonien de Brion, avec les parcelles viticoles repérées par la lettre V
Cadastre napoléonien, V désigne l’emplacement des vignes.